Nos rendez-vous manqués .

Nos rendez-vous manqués .
Depuis un an, j'écrivais la même histoire . La même histoire, parce ce qu'il n'y avait qu'un seul thème : Lui . Il m'avait envoyé quelques mots à la figure comme une caresse arrogante, quoiqu'un peu insolente tellement plus parfumée, tellement plus belle que n'importe qu'elle autre caresse . Il était assis à un café, pas le café du quartier, non, celui du centre ville .. Le plus anonyme, le moins particulier . Il tenait une cigarette mal roulée et un vieux crayon, c'était mal & il esquissait un sourire triste à chaque fois qu'on lui rappelé . Etait-ce de la tristesse ou une parfaite ironie, je n'en ai que faire, je l'aimais pour bien plus que pour de faux sourires . Tout les deux, nous nous étions manqués . J'étais face à lui, dans ce café, il m'avait alors longuement observé et j'avais compris qu'il n'y aurait rien et ce serait plus beau . On aurait fait semblant . Il clama alors en chuchotant : " Vous n'osez rien, vous n'allez au bout de rien, vous prétendez seulement le faire . "Dessein de quitter une femme qui ne le contentait que de promesses".. Ecoutez ces quelques vers, François de Malherbe les a écrites pour vous :
"Vos yeux ont des appas que j'aime et que je prise,
Et qui peuvent beaucoup dessus ma liberté :
Mais pour me retenir, s'ils font cas de ma prise,
Il leur faut de l'amour autant que de beauté. [...]
Madame, songez-y, vous perdez votre gloire
De me l'avoir promis et vous rire de moi,
S'il ne vous en souvient vous manquez de mémoire,
Et s'il vous en souvient vous n'avez point de foi .
J'avais toujours fait compte, aimant chose si haute,
De ne m'en séparer qu'avec le trépas,
S'il arrive autrement ce sera votre faute
De faire des serments et ne les tenir pas ."
Vous êtes une trompeuse, et notre histoire restera inachevée, pourtant vous ne m'oubliera pas, j'ai tout compris de vous . Vous voulez passion mais vous ne vous donnez jamais . "
J'ai renversé son café sur sa chemise et je parti . J'aimais passionément à cet instant là, j'aurai pu faire tout ce qu'il désirait mais j'ai préferé en rester là .. Il avait bien trop compris . Je suis une trompeuse .

# Enviado el miércoles 10 de junio de 2009 08:00

Modificado el miércoles 15 de julio de 2009 11:19

Ils boivent à la santé des putains d'Amserdam. [...] Ils boivent aux dames .

Ils boivent à la santé des putains d'Amserdam. [...] Ils boivent aux dames .
Il y a des excès qu'on ne soignent pas . Des amants qui ne s'aiment que pour quelques nuits . Des femmes qui ne se montrent que sur les grandes rues . Des artistes qui n'écrivent qu'en silence . Des amours qui ne s'éteignent qu'après quelque heures . Il y a des romans qui traverseront des époques, d'autres que l'on oubliera au bout de quelque semaines . Des écrivains qui ne valent pas une plume, et d'autres qui valent de l'or . Il y a la fuite du temps . Des notes de piano qui font couler des larmes . Du noir sur les cils qui nous rend vulgaire . La haine au bout des lèvres quand on dépose un baiser . L'ivresse vacillante des belles soirées . L'impitoyable amour qui ne sera jamais réciproque . Il y a toi et moi et nous ne valons pas mieu que toutes ces phrases, j'entend déjà l'encre qui craque sur le papier, ça ne sent pas l'éternité .

# Enviado el sábado 09 de mayo de 2009 08:13

Raphael à l'air d'un ange, mais c'est un diable de l'amour .

Raphael à l'air d'un ange, mais c'est un diable de l'amour .
J'habitais pas loin d'une sorte de squat laissé aux déplaisirs de l'abandon . C'est là que je l'ai vu, il avait un vieu chapeau, un marcel blanc tâché de peintures, un jean usé, il était tout ce qu'il y a de plus beau . Le lendemain j'y retournai, comme une évidence et cette fois-ci il m'attendait, une rose rouge à la main . Nous eûmes une histoire, mais comme deux jeunes amants insouciants l'amourette se termina bien vite . L'humeur d'un artiste n'a rien de passionnant . Je dus le recroiser, nous nous sommes revus jusqu'à ne jamais se séparer . Elle me plaisait cette humeur , elle était inégale , elle était belle . Notre histoire était belle . Dans nos plus grande folie je lui disait que je n'avait rien voulu , qu'il aurait pu passé son chemin , j'en aurais été plus heureuse , ne jamais le connaitre aurait était tellement plus simple . Il me répondait qu'il n'aimait pas la simplicité, mais que je pouvais la choisir maintenant et à jamais . Puis l'on s'effondrait, on tombait par terre tout les deux, et nous restions comme cela durant des heures . Cet homme était celui de toute une vie . Je n'avais aimé que lui , je n'avais détesté que lui , je n'avais voulu que lui . Il me fit connaître les larmes, la haine . Il m'a peint aussi . Il peignait toujours une cigarette à moitié consummé au bord des lèvres . Il ne pouvait peindre que comme cela vous saviez . Mon ange, qu'il était beau . Il était surement le plus beau, et ce n'est pas un mensonge . Vous ne pouvez pas dire non, vous ne pouvez pas parce que vous ne l'avez pas vu .Mais je préfère cela, si vous l'aviez connu, vous me l'auriez pris . C'était l'homme de toute une vie .

.. Elle jeta la rose rouge, et partit .

# Enviado el domingo 26 de abril de 2009 12:54

Modificado el domingo 25 de octubre de 2009 15:42

Nos désirs insatiables .

Nos désirs insatiables .

Elle avait essuyé de vieilles histoires tumultueuses cette fille là . On ne la connaissait que par quelques rumeurs badines qui comblaient nos conversations . Autour d'un café froid on racontait ses scandales , puis l'on riait, une cigarette à la main, qui nous rendait fières . Parfois, je me demandais de quoi l'on riait .. D'envie ? De Jalousie ? Elle attirait cette fille . Elle était différente de nous , elle osait . Elle osait être satisfaite de sifflements dans les quartiers de " sa belle Capitale " comme elle l'appelait . Elle osait se vendre pour pas cher, elle osait ne pas être aimé . Nous , on voulait les belles Passions , on voulait les plus violentes , mais on ne tenait pas le cap . On s'effondrait trop vite et nous n'étions même pas aimés .. Qu'avait-elle de plus que nous ? Des jupes plus courtes , des lèvres plus rouges , un regard aguicheur , une démarche tapageuse , l'ambition . Et qu'est ce que nous étions nous ? Des filles et des histoires qui s'envolaient plus vite que le plus léger des papiers . Nous avions des amourettes , de maigres souvenirs , quelques baisers , le politiquement correct . Nous avions les non-dits et les désirs jamais assouvis . Elle était une idole en secret .. Elle n'était rien de plus qu'un de nos rêves, et lorsque la cigarette se consummait, il ne restait que quelques pensées . J'en allume une autre .

# Enviado el lunes 20 de abril de 2009 05:51

Modificado el jueves 02 de julio de 2009 08:12

A travers toi .

A travers toi .
Je voulais juste le retrouver . Tu sais, il n'y a pas beaucoup d'hommes qui m'aient fasciné depuis mon enfance, j'étais le genre de fille qui n'appartenais à personne . Lui, oh lui, il est plus que tous, il est encore plus que les autres, il a tout de parfait .. Il n'était jamais à moi et j'aimais tellement sa . Nous n'avions rien à nous prouver, c'est ce qu'il me disait . J'attendais des je t'aime qui ne venaient jamais alors je lui disait, trop .. C'était un jeu de passion, rien de plus . Cela ne valait pas beaucoup, mais c'était le plus important de mon existence . Le plus beau jeu . Je me revois, un mouchoir blanc à la main, ma pauvre main tremblante dont la tristesse rongée chaque infime partie, mes pauvres yeux inexistants sous les larmes interdites . Il me l'avait interdit, de pleurer pour lui, alors j'ai refoulé ma haine de le voir s'en aller, je tentais une dernière fois de me tenir, de faire jouer la maitrise de moi même qui n'a jamais était aussi forte, j'esquissai mon plus beau sourire, et j'avais mis un joli rouge, c'était le comble du mensonge . Le comble de la tricherie, c'était le comble de l'amour tu entends ? Il partait pour les USA . Il m'a dit :" Tu ne me retrouveras jamais et se sera le mieu . Notre fin sera exceptionelle, elle sera la signature de notre rature ". Il m'a lachement laissé, et cette fin fut la pire . Ma voix avait quelques dons, la passion me rongea et je partir pour les States . C'était dangereux mais inévitable . Je fis alors la tournée des vieux Piano Bar, des classiques, des plus ennuyeux, aux plus mélancoliques et à chaque fois que je montais aux devants de la scène j'apprenais mon public, je l'apprenais comme une leçon mais jamais il n'était là . Je l'aimais toujours plus . J'eu des amants des plus ennuyeux, aux plus mélancoliques et à chaque fois que je me vendais je fermais les yeux et cherchait au plus profond de moi même une infime ressemblance . Il était parti . Il était vraiment parti et avec lui, il m'avait emmené entière, il avait emmené ma vie . Il était une oeuvre à lui -même et moi .. Moi je n'existait qu'avec lui & à présent je ne vis que pour le parfum des poisons illégaux .

# Enviado el sábado 11 de abril de 2009 12:30

Modificado el domingo 12 de abril de 2009 03:05